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Choisir un prestataire IA en Suisse romande : les 7 questions qui font le tri

Le marché romand de l'IA a vu arriver en deux ans des agences web reconverties, des consultants en stratégie devenus « experts IA » et quelques maisons sérieuses. Pour un dirigeant, difficile de faire le tri sur les sites vitrines : tout le monde promet la même chose. En entretien, en revanche, sept questions suffisent à séparer les prestataires solides des vendeurs de promesses.

1. « Où seront hébergées nos données ? »

La réponse doit être précise : quel hébergeur, quel pays, quel contrat. « Dans le cloud, c'est sécurisé » n'est pas une réponse. Un prestataire sérieux vous dit exactement où transitent et où résident vos données, et peut le mettre par écrit. Pour une PME suisse, un hébergement en Suisse simplifie toute la question nLPD.

2. « Nos données servent-elles à entraîner des modèles ? »

La seule bonne réponse est non, garanti contractuellement. Si votre interlocuteur hésite, ne comprend pas la question ou répond à côté, il ne maîtrise pas son propre outillage. C'est éliminatoire.

3. « Que se passe-t-il si nous arrêtons de travailler ensemble ? »

Vous cherchez trois éléments dans la réponse : récupération de vos données dans un format exploitable, documentation des processus mis en place, et absence de pénalité de sortie déguisée. Un prestataire qui construit votre dépendance ne vous rend pas service : il se rend service.

4. « Pouvez-vous nous montrer un projet comparable, chiffres à l'appui ? »

Pas une démonstration de laboratoire : un cas réel, dans une entreprise d'une taille proche de la vôtre, avec des résultats mesurés. Heures récupérées, délais raccourcis, volumes traités. Les références anonymisées sont acceptables, le flou ne l'est pas. Méfiez-vous des portfolios remplis de « preuves de concept » jamais passées en production.

5. « Qui fait le travail, concrètement ? »

Dans certaines structures, la personne qui vous vend le projet ne le réalisera pas, et la réalisation part en sous-traitance. Demandez à rencontrer la personne qui construira votre solution. Vous jugerez mieux la compétence en trente minutes de discussion technique qu'en trois présentations commerciales.

6. « Comment gérez-vous les erreurs de l'IA ? »

Un prestataire qui prétend que son système ne se trompe jamais vous ment. La bonne réponse décrit un mécanisme : quels cas passent par une validation humaine, comment les erreurs sont détectées, comment le système s'améliore. La qualité d'un projet d'IA se juge à la manière dont il traite ses échecs, pas à ses succès de démonstration.

7. « Que nous déconseillez-vous d'automatiser ? »

Notre question préférée. Un vendeur répond « tout est possible ». Un professionnel vous cite spontanément des cas où l'IA est une mauvaise idée : les décisions sensibles sur les personnes, les processus aux règles instables, les volumes trop faibles pour justifier l'investissement. Celui qui sait dire non à du chiffre d'affaires mérite votre attention.

Le conseil Akasia

Posez ces sept questions à chaque candidat, y compris à nous. Prenez des notes, comparez les réponses, et accordez plus de poids à la précision qu'au charisme. Un dernier indice qui ne trompe presque jamais : le prestataire qui commence par vous écouter et vous questionne longuement sur vos processus avant de parler de sa technologie est généralement celui qui livrera.